Chapitre 1 Un parcours parfait

Chapitre 1  Un parcours parfait

-Mélina Warrant, avec Golda ! dit une grosse voix dans le micro.
-Prête, ma c
hampionne ? dit Cédric en me faisant la courte échelle pour monter sur le cheval.
-Je n'a
i jamais été aussi prête de ma vie ! Répondis-je en flattant l'encolure de Golda, ma jument unique au monde. Elle me regardait avec ses yeux si noirs un peu effrayer par tout ces gens, tout ce bruit.
-M
ontre leur de quel bois tu te chauffe !dit Cédric, en m'ouvrant la porte de la carrière d'obstacle.
-T
u as entendu, Golda ? Lui chuchotais-je, on va exploser tout les record, ma belle ! Allez, c'est parti.


Je regar
de les juges : il me donne le signal de commencer. Je presse mes mollets sur les flancs de Golda. Et soudain, elle part au galop. J'étais concentrée, très concentrée, comme si le monde extérieur n'existait plus, comme si j'étais dans un tunnel.


Le prem
ier obstacle arrive. Ma jument se propulse en avant. Silence. J'ai l'impression de rêver. Je me couche sur son encolure, et nous ne formons plus qu'un. Dès que les sabots touchent par terre, je retrouve mon assiette. Impeccable ! Nous nous dirigeons vers l'obstacle suivant. Je trace un joli arc-de-cercle. J'entends mes admirateurs m'encourager.


Puis no
us nous envolons. A tous les obstacles, je sens son énergie se ramasser, et son encolure se lever. C'est magique. J'aperçois le dernier obstacle. Un double oxer. Si nous le passons, le ruban est dans la poche. Je retiens mon souffle tendis que Golda décolle. Avant même de toucher le sol, je souris, car c'est incontestable, nous avons gagné !


Ses sabots
descendent, son cou s'étire... Mais quelque chose cloche... La terre se rapproche, comme si les membres de Golda n'étaient plus là. Soudain il a une explosion, une collision entre le sol et moi. Je vois un flashe blanc éblouissant. Puis plus rien, un trou noir. Un trou noir qui semblait être infini. J'entends des murmures, des petites voix qui me semblent êtres très lointaine, d'un autre monde : » Oh, mon Dieu... ne la déplacé pas... Mélina...pompier...vous m'entendez ?...Mélina... » Les voix se font de plus en plus lointaines. Les voix tourbillonnent, jusqu'à ce qu'elles disparaissent complètement...



# Posté le mardi 17 juin 2008 09:44

Modifié le mardi 17 juin 2008 13:30

Chapitre 2 Faut-il perdre espoir?

Chapitre 2   Faut-il perdre espoir?


J'ai passé trois semaines entre la vie et la mort, dans le coma. trois semaines toute seule dans mon trou noir béant. Je ne sentais plus rien, mais j'entandais. Je gardais en mémoire tous les bruits qui ont suivis l'accident. Les camions de pompier, les pleurs, les cris, les machines respiratoires...

Je ne vous raconte pas les quatre mois suivants que j'ai passée à l'hôpital. Ces quatre mois aux soins intensifs. Ces nuits atroces, prisonnière dans mon corps inerte.


Je ne vous le raconte pas, car ces douleurs n'était rien comparée celle que j'ai eu quand j'ai appris que Golda été morte...
Je l'ai un mois après l'accident. Il avait était tué sur le coup.
Pendant tous ces mois passés avec des appareils respiratoires, je ne pensais qu'à une chose : ma jument. Perdu a jamais.


J'ai été encore plus accablée quand j'ai entendu, de mon lit d'hôpital, Cédric parler avec l'infirmier.

-Comment va-t-elle ?
-Hum... Comment dire ? Comme vous le savais, sa collision lui a rompu le bras droit, les clavicules, mais elle a été gravement à la colonne vertébrale. On a fait tout ce qu'on pouvait, mais elle va rester handicapée toute sa vie...
-En... en fauteuil roulant ?
-Oui. Elle restera paralysée.
-Et... pourra-t-elle remonter a cheval un jour ?
-Je vous ai dit qu'elle restera paralysée ! C'est-à-dire qu'elle ne pourra plus bouger.
-Est-ce qu'elle le sait ?
-Pas encore. Elle est encore bouleversée par la mort de son cheval. Je pense qu'il serait plus sage d'attendre qu'elle soit complètement remise.
-Je ne sais pas si elle s'en remettra un jour. Golda été ce qu'elle avait de plus cher au monde.
-Oui, j'ai remarqué que depuis qu'elle a appris sa mort, son état s'est un peu dégradé.



J'ai entendu toutes ces paroles. Mais je m'en fichait. Maintenant que Golda n'est plus là, plus rien a de l'importance à mes yeux. Mais soudain, j'interrompis mes pensée. Je venait d'entendre Cédric dire qu'il avait une solution. J'écoutai à nouveau.
L'infirmier dit :
-Vous pensez vraiment que ça pourrait la guérir ?
-Ca ne pourra sûrement pas la guérir de son handicape, mais peut-être de son chagrin...


Pour une fois, je n'étais pas d'accords avec mon entraîneur. Jamais rien ne pourra me guerrir de mon chagrin ! Jamais rien !

# Posté le mardi 17 juin 2008 10:35

Modifié le mardi 17 juin 2008 17:10

Chapitre 3 Une surprise

Chapitre 3  Une surprise
Les mois passèrent, plus longs les uns que les autres... Les jours étaient tous pareils...
Jusqu'au jour où l'infirmier se décida enfin à m'annoncer la vérité. La vérité que je savais déjà.

-Mélina... Est-ce que tu te sens mieux ? J'ai quelque chose à te dire.
-A propos de quoi ?
-A propos de toi.
-Alors ne dites rien, je le sais déjà.

Malgré moi, des grosses larmes coulèrent sur mes joues. Des larmes de désespoirs. Maintenant, les paroles de Cédric et de l'infirmier revinrent flotter autour de moi. « Paralysée...plus bougé... »
Le docteur s'approcha de moi et me posa sa main sur mon épaule inerte.
-Mélina... Je suis désolé. Mais va falloir que tu fasses avec, on n'y peut rien changer.


A ce moment là, Cédric entra doucement dans la pièce. Il échangea quelques mots avec mon infirmier. Puis il s'adressa à moi :
-Comment vas-tu ?
Je répondis par un gros sanglot. Mais Cédric, sembla l'ignorer et dit :
-Nous avons une surprise pour toi !
-Oui, ajouta l'infirmier, je pense que tu vas apprécier !

Mon ancien entraîneur sortit un DVD de son sac. Il le mit dans le lecteur, puis vient s'asseoir a côté de moi.
Moi, je n'étais plus rien. Plus rien. Je vous l'ai déjà dit. La mort de Golda m'avait tué. Depuis l'accident, je ne voyais plus l'intérêt de...de tout...
Le DVD commença. Mes yeux embués de larmes arrivaient à peine à distinguait l'image. Mais j'aperçu des chevaux. C'était la première fois que j'en voyais un depuis l'accident.
C'était un centre équestre. Le mien, je crois. Je ne sais plus a quoi il ressemble.

Puis quelqu'un se mit à parler :
-Chère Mélina, ici, dans ton centre équestre (Ah oui c'est le mien), tout le monde pense à toi. Comme nous savons que tu vas bientôt sortir de l'hôpital, (ah bon ?) on a quelque chose à te montrer.
L'homme se mit à marcher vers un box, plus grand que les autres. Dessus, il y avait marqué : SURPRISE !

# Posté le mardi 17 juin 2008 15:57

Chapitre 4 L'espoir

Chapitre 4  L'espoir


Et là, je vus le cheval et je compris. Ils voulaient m'en offrir un autre .J'ai criai :
-Co...comment osez vous ? Comment osez-vous ? Aucun cheval ne pourra jamais remplacer Golda ! Vous avez compris ? Aucun cheval. Ni aucune personne ! Comment vous avez pu croire que...


Soudain, mon sang se figea. Je venais d'apercevoir quelque chose sur le DVD, a côté du box. Quelque chose de flou, qui passait très vite. Peut-être avais-je rêvé ? Pourvu que non. Tout à coup, je repris un peu d'espoir... Chose que je n'avais pas faite depuis très longtemps. Dans un murmure, je souffle à Cédric : « Retourne en arrière »

Et là, je la vis. Vraiment. Ce n'était pas un rêve. Non. J'en suis sûre. Je vis Golda. C'était elle. Je reconnu ses yeux expressifs, d'un noir intense.
« Oh, mon dieu... Elle est vivante ! » Mais je parlais tellement bas que Cédric me demanda de répéter.
« C'est elle ! Golda ! » Et je souris pour la première fois depuis l'accident.
« Mélina ? Qu'est-ce qui te prends ?
-Vous m'avez menti ! Golda est vivante !
-Mais Mélina ! Bien sûre que non, nous ne t'avons pas menti ! Ce cheval noir, c'est Najan, un étalon. Il est arrivé au centre il y a longtemps, tu l'as déjà monté ! Tu ne te rappelle pas ?
-Non ! Non, c'est Golda, je la reconnais ! Criai-je.

Cédric s'approcha de l'infirmier et lui souffla : « Elle est devenue folle ?
Le docteur acquiesça et ajouta tout bas, pour que je n'entende pas : « Elle essaye simplement de reprendre espoir... Mais vous ne croyais pas que c'est une chance a ne pas ratée ?
-Comment ça ?
-Et bien. .. Lui faire croire que c'est bel et bien Golda qui se trouve dans son centre équestre !
-Mais... Ce serai lui mentir !
-Oui, mais lui mentir pour son bien. »
Cédric réfléchit en se grattant la barbe, et lâcha un « d'accord » après d'interminables secondes de silence.

L'infirmier sourit et me dit :
-Oui, Mélina, c'est Golda ! Nous t'avons menti, elle n'est pas morte.

Je mis ma main sur ma bouche pour retenir un cri de joie. De joie indescriptible. J'étais en extase. Je fixais l'image en arrêt sur mon cheval, jusqu'à ce que ce ne fût qu'une tache noire. J'avais l'impression que cet accident n'avait pas eue d'importance, maintenant que je savais qu'elle était encore de ce monde.

# Posté le mardi 17 juin 2008 16:06

Chapitre 5 Golda, c'est toi?

Chapitre 5  Golda, c'est toi?

Une semaine après, je suis sortie de l'hôpital, le sourire aux lèvres, et un fauteuil roulant aux fesses.
Ma famille et mes amis étaient dehors. Dès que je fus sortit de l'hôpital, ils crièrent en ch½ur : Mélina, on t'aime !
Je ne m'étais jamais sentie aussi heureuse. Tout le monde vint m'embrasser.
Puis mes parents mirent le fauteuil dans la camionnette de Cédric, on démarra direction le centre équestre.
J'allais enfin revoir Golda. Ma Golda. Je n'avais pensé qu'à elle, durant tous ces mois dans ma chambre d'hôpital.
Je ne pourrais plus la monter, mais peu importe... Je passerai mes journées entières à lui parler, à la panser, à la cajoler...

Cédric , au volant, prit la parole :
« On approche. Mais il faut que je te prévienne, Mélina, Golda a beaucoup changée.
-Pourquoi ?
-Heu...Cédric se retourna vers moi. Sans doute car elle a difficilement supportée de vivre sans toi ! »
Cédric semblait un peu nerveux. Mon père, ma mère aussi.

La camionnette stoppa. On me fit descendre. La directrice du club, Mme. Auboise, vint m'accueillir.
-Mon Dieu, Mélina ! Quelle joie de te revoir ! Je n'ai pas arrêté de penser à toi ! Mais je suis désolé pour Golda...
-Pourquoi ? Lui-demandais-je. Je vis mon père donner un coup de coude. Un coup de coude qu'il voulut discret. Mais il ne le fut pas. Soudain, j'eu peur d'avoir compris la vérité. Mon sourire se figea.
J'entendis mon nom derrière moi. Cédric tenait un cheval en longe. Un cheval avec des grands yeux noirs.
-Voila Golda, déclara Cédric, s'apprêtant à me voire bondir de joie.
Mes je ne bondis pas de joie. Pas du tout.
-CE N'EST PAS GOLDA ! » Ais-je crier. La colère bouillonnait en moi.
-Mais si, c'est elle, dirent mes parents.
La directrice ouvra de grands yeux étonnés, et articula :
« Bien sûre que non ! Golda est morte, lui, c'est Najan notre étalon. Elle ne le savait donc pas ? »


# Posté le mardi 17 juin 2008 17:11